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Questions fréquentes

Puis-je avoir un enfant après avoir été opérée ?

Oui. La grossesse est possible après une intervention de chirurgie de l’obésité. Il est recommandé un suivi nutritionnel régulier, depuis le désir de grossesse jusqu’à plusieurs mois après l’accouchement. Néanmoins, il est préférable d’attendre que le poids soit stabilisé (12 à 18 mois après l’intervention) et que l’état nutritionnel soit vérifié avant d’envisager une grossesse. Différentes méthodes de contraception peuvent être utilisées durant cette période. Parlez-en à votre médecin, il vous donnera des conseils.

 

L’Assurance maladie rembourse-t-elle l’intervention ?


Oui. L’Assurance maladie rembourse les frais liés à l’intervention et à l’hospitalisation dès lors qu’elle a donné son accord à la demande d’entente préalable. En revanche, l’Assurance maladie ne prend pas en charge certains suppléments vitaminiques (multivitamines par exemple ; coût : 9 à 25 euros par mois), la plupart des suppléments protidiques, les consultations des psychologues et des diététiciens libéraux, certains actes de biologie (par exemple dosage de vitamine B1) et certains actes de chirurgie réparatrice. Renseignez-vous auprès de votre caisse d’assurance maladie et de votre mutuelle.

 

Certains médicaments sont-ils à éviter ?


Oui. Les médicaments toxiques pour l’estomac (aspirine, anti-inflammatoires, corticoïdes) sont à éviter dans la mesure du possible. Avant toute prise de médicament, vous devez consulter votre médecin et lui rappeler que vous avez bénéficié d’une chirurgie de l’obésité.

 

Comment calculer son indice de masse corporelIe (IMC) ?


L’indice de masse corporelle (IMC) permet d’estimer l’excès de masse grasse dans le corps et de définir la corpulence. Plus l’IMC augmente et plus les risques liés à l’obésité sont importants. Pour le calculer, il suffit de diviser le poids (en kg) par la taille (en m) au carré :

poids (kg) = IMC (kg/m2 taille (m)2

 

Avoir d’autres maladies, en plus de son obésité, peut-il empêcher l'opération ?

Lalcoolisme, la cirrhose hépatique, une psychopathie grave avec compulsion, un cancer non guéri sont des contre-indications. D’autres maladies au contraire rendent l’opération nécessaire pour les guérir : l’apnée du sommeil, un excès de cholestérol, l’arthrose rachidienne ou des genoux, le diabète de type 2, l’hypertension artérielle.

 

Je fume. Est-ce un problème ?


Il n’y a pas de contre-indication mais le fait de fumer peut rendre les suites opératoires plus pénibles.

 

Comment choisir le type d’intervention ?


La possibilité d’une intervention et son type sont déterminés en concertation avec le chirurgien après une première consultation et le bilan pré opératoire. Le premier critère est l’indice de masse corporelle. On prendra en compte les maladies associées à l’obésité susceptible d’être améliorées par la chirurgie de l’obésité.

Certains faits sont cependant acquis. Les interventions les plus efficaces dans le temps (mais aussi plus morbides) sont le bypass et la sleeve. L’anneau est assez efficace mais subit un effet de mode négatif. Il pourrait être réservé dans l’avenir aux IMC compris entre 30 et 35. Ce qui se passe déjà en Angleterre et aux USA. L expérience et l habitude des chirurgiens jouent aussi.

 

Au bout de combien de temps la perte de poids maximale est-elle atteinte ?


Le rythme de perte de poids est variable selon la personne. Elle survient souvent rapidement au cours des premières semaines puis atteint son niveau maximal dans les 8 mois à 1 an. La stabilisation du poids se fait généralement dans les trois années suivant l’intervention. La perte de poids varie en fonction du type d’intervention (voir tableau).

 

Peut-on reprendre du poids après la chirurgie ?


Une reprise de poids de 10 à 20% maximum est parfois constatée dans les 3 à 5 ans après l’opération puis stabilisation.

 

Quel est le taux d’échec et à quoi sont-ils dus ?

Les échecs sont rares et difficilement explicables en dehors d un problème technique chirurgical (poche néo gastrique trop large à reprendre). Plusieurs facteurs peuvent cependant y contribuer : IMC élevé au départ, femmes de plus de 50 ans en chirurgie de rattrapage après la pose d’un anneau.

 

Quels sont les examens à faire avant l’intervention ?


La personne pressentie pour une intervention chirurgicale devra rencontrer plusieurs professionnels composant une équipe pluridisciplinaire :

  • un bilan du comportement alimentaire avec un nutritionniste (prise de sang)

  • une consultation avec un psychiatre

  • une fibroscopie gastrique avec biopsies

  • un bilan pneumologique : EFR et polysomnigraphie, gages du sang

  • un bilan cardiologique

  • une consultation avec l’anesthésiste

 

Quelle est la durée de la période préopératoire ?


Elle est le temps nécessaire pour réaliser un bilan complet de l’état de santé du patient, les examens préparatoires à l’intervention, la concertation avec l’équipe pour une bonne compréhension de l’engagement associé à la décision d’être opérée : généralement de 4 à 6 mois.

 

Est-il conseillé de prendre contact avec des patients déjà opérés ?

OUI. Cela permet d’échanger librement en dehors du corps médical et de conforter les informations reçues par ailleurs, de comparer les expériences antérieures à l’opération amenant éventuellement à la motivation de la chirurgie.

 

Quel est la durée de l’arrêt de travail ?

De 10 jours à 3 semaines selon votre situation particulière.

 

L’intervention et l’hospitalisation


 

Dans quel type de service vais-je être hospitalisé(e) ?


L’hospitalisation se fait dans un service de chirurgie viscérale et digestive. Après l’intervention, le patient est suivi en soins continus et intensifs pour des conditions optimales de sécurité.

 

Quand pourrai-je me lever après l’intervention ?

Le premier lever intervient généralement le lendemain de l’intervention. Les premières visites peuvent avoir lieu dès le lendemain également.

 

Est-ce douloureux ?

L'intervention est relativement peu douloureuse. On se lève dès le lendemain. Les anesthésistes ont une bonne prise en charge de la douleur. Elle peut cependant être suivie de quelques nausées gênantes.

 

L’intervention laisse-t-elle des cicatrices ?


L’intervention se fait sous coelioscopie. Elle laisse 6 petites cicatrices de moins d’1 cm.

 

Aurai-je une sonde dans le nez après l’intervention ? Un drain ?


Non, il n’y a pas de sonde gastrique par le nez ni de drain s’il n’y pas de complication. Seules les lunettes d’oxygène* sont systématiques la première nuit.

 

 

Quand vais-je pouvoir manger et boire à nouveau ?


Dès le lendemain de l’intervention, le patient boit de l’eau. S’ensuit une période d’alimentation liquide puis semi-liquide pour quelques semaines évoluant progressivement vers une alimentation en purée. Les quantités sont réduites, l’alimentation fragmentée et la boisson est prise en dehors des repas.

 

Faut-il apporter à l’hôpital mon appareil pour le syndrome d’apnées du sommeil ?

Oui à la demande de l’anesthésiste, si vous en possédez un.

 

LE RETOUR A LA MAISON

 

Si je ne perds pas suffisamment de poids, que dois-je faire ?

Il faut consulter l’équipe pluridisciplinaire qui vous a opéré(e) afin d’identifier la cause et de la prendre en charge.

 

Dois-je manger juste après l’intervention, en rentrant à la maison ? À plus long terme ?

Pour le régime alimentaire, le patient reçoit des consignes écrites pour les premières semaines à sa sortie d’hospitalisation. Pendant 1 semaine l'alimentation est purement liquide et fractionnée sur la journée (6 a 8 prises si nécessaire).

 

Quels sont les aliments difficiles à digérer ?


Chaque personne a ses moindres tolérances. Dans les semaines qui suivent l’intervention, il faut préférer une cuisine simple avec peu de matières grasses et éviter les aliments plus longs à digérer (chou, légumes secs, crudités) ainsi que les boissons gazeuses. A long terme, sont plus difficiles à digérer le pain, le steak, les aliments gras, parfois le sucre provoquant le « dumping syndrome ».

 

Quand et quoi boire ?


Il faut boire un 1,5l d’eau par jour en dehors des repas. On évitera les boisons sucrées, gazeuses et alcoolisées.

 

Peut-on boire de l’alcool ?


Oui, après le temps de cicatrisation (30j) avec modération.

 

Que faire si un aliment est bloqué au niveau de l’anneau ?


Consulter le chirurgien.

 

Que faire si je n’arrive pas à la satiété ?

Consulter le chirurgien.

 

Quels sont les examens à faire après l’intervention ?

Il n’y a pas a priori d’examens particuliers à faire sauf une fibroscopie gastrique dans un délai de un an. Les contrôles se font en consultation (4 la première année). Une prise de sang à distance de l’opération permet de détecter d’éventuelles carences alimentaires.

 

Comment faire si j’ai un problème et que je me trouve loin de l’équipe pluridisciplinaire qui m’a opéré(e) ?

Il existe actuellement dans toutes les régions des équipes de chirurgie bariatrique

 

Comment savoir si j’ai une carence en vitamines ?


C’est le médecin nutritionniste qui vous surveille par des prises de sang régulières.

 

Comment faire si je n’arrive pas à avaler ou que je ne supporte pas les vitamines prescrites ?

Elles peuvent être prescrites en piqûre tous les 3 mois.

 

 

Quelles sont les complications digestives qui peuvent survenir et pourquoi ?

La principale complication à craindre est la survenue d'une péritonite post opératoire. Le risque est maximum dans les 72 premières heures (90% des cas) mais en théorie elle peut survenir dans les trente jours sous la forme d'un abcès.   Plusieurs  autres complications peuvent survenir notamment la survenue d'un ulcère de la suture gastro-jejunale. Elle est normalement prévenue par des médicaments spécifiques.

 

Quels sont les signes d’alarme qui doivent me faire consulter en urgence ?

Les signes qui doivent alerter sont des douleurs anormales, des vomissements répétés et abondants, tachycardie, essoufflement. Ces signes doivent inciter à consulter. A ne pas confondre avec quelques vomissements alimentaires qui cessent juste après le rejet de l'aliment, des douleurs post opératoires habituelles. La survenue d'une tachycardie persistante et importante (supérieure à 120), alors que tout allait bien, est le signe principal et doit faire consulter son chirurgien sans tarder.

 

Qu’est-ce qu’un dumping syndrome ? Que faire en cas de dumping syndrome ?

Le dumping syndrome est la survenue d'un malaise intense avec sueurs, provoqué par le passage brutal d'aliments très sucrés et gras de l'estomac à l'intestin. Ce malaise s'améliore et cesse en se mettant en position couchée immédiatement. Il se répète avec les aliments en cause mais s'émousse et disparaît le plus souvent à long terme.

 

Que faire en cas de diarrhées ?


Les diarrhées ne sont pas un signe de gravité et surviennent dans 20% des cas. Elles cesseront en général après trois mois.

 

Que faire si je vomis ? Est-il normal de vomir ?

Vomir après avoir ingéré un aliment un peu gros ou gras ou mal mâché de manière isolée, ce n'est pas grave si la nausée cesse immédiatement après avoir rejeté l'aliment et qu'elle ne se répète pas trop souvent. On peut considérer les vomissements comme pathologiques si aucun aliment liquide ne passe de manière systématique. On suspecte alors une sténose de la suture : il faut consulter ! Dans la majorité des cas, elle survient dans les deux mois post opératoire. Plus grave est la survenue, dans les trente jours, de vomissements abondants, verts et bilieux en dehors de toute alimentation. Il s'agit alors d'une occlusion. Elle doit faire consulter rapidement

 

Que faire si j’ai des remontées acides ou alimentaires ?


Consulter son médecin traitant.

 

Que faire si je sens que les aliments se coincent ?

Arrêter toute ingestion solide ou liquide supplémentaire dans l'espoir de faire passer et ne pas aggraver les symptômes. Il faut attendre calmement que le bol alimentaire se décoince dans un sens ou dans un autre.

 

AUTRES QUESTIONS

 

Puis-je continuer à prendre mes médicaments (contraceptif, aspirine...) et comment ?

Oui sauf que certains traitements devront voir leur posologie augmentée en raison d'une mauvaise absorption intestinale de certains d'entre eux, due au by-pass.

Exemple : certains traitements anti épileptiques devront être redosés par leur prescripteur pour garder la même efficacité. A cette condition quasiment tous les traitements médicamenteux peuvent être repris.

Quelle contraception dois-je prendre ? Dans quel délai puis-je envisager une grossesse ? Dans quelles conditions de surveillance ?

Il n’y a aucun délai "officiel " pour envisager une grossesse. On a vu des patientes tomber enceinte 4 à 5 mois après le by-pass avec une grossesse parfaitement normale. Toutefois, il est conseillé d'attendre de se trouver au poids d'amaigrissement (12 à 18 mois) et d’avoir un suivi nutritionnel pour prévenir toute carence.

 

Quels effets la chirurgie de l’obésité peut-elle avoir sur le plan psychologique, sur la vie quotidienne (bénéfices/contraintes), les relations sociales, les projets, le travail, les relations dans le couple et dans la famille ?

Dans l'ensemble les patients ressentent un mieux être personnel sur le plan psychologique avec un bémol toutefois : un suivi psychologique est conseillé afin que les personnes opérées puissent "s'habituer" à leur nouvelle image corporelle. De nombreuses études ont montré une amélioration de la qualité de vie, individuellement mais aussi dans les relations de couple. Cela passe parfois par des changements  profonds. Les réactions familiales sont  variables. Bien que dans l'ensemble favorables, elles peuvent faire resurgir des conflits anciens.

 

Puis-je bénéficier d’un soutien psychologique avant et après l’intervention ?

Il est vivement conseillé avant et après. L'amaigrissement entraine un changement de l'image que l'on a de soi. Ce changement est vécu comme une amélioration physique objective, et un indéniable mieux être. Mais il peut, à terme et chez certaines personnes, entrainer des perturbations psychologiques qui doivent être prévenues par un accompagnement, notamment pendant la première année.

 

Comment expliquer ma maladie à mon entourage ?

Très simplement comme on explique une autre maladie en insistant sur  le caractère "morbide", au sens médical du terme, de l'obésité avec ses conséquences pathologiques connues : complications cardio-vasculaires, troubles dépressifs graves, augmentation de l'incidence du cancer. Cela justifie la nécessité de la traiter avec les moyens médico chirurgicaux actuels.

 

J’ai essayé de dire à mon employeur que j’allais me faire opérer mais je n’ai pas osé. Comment faire ?

C’est bien de lui en parler mais rien n'y oblige les patients. La confidentialité et le secret médical sont bien entendu reconnus pour cette pathologie.

 

Faut-il prévoir une intervention de chirurgie réparatrice ? Est-elle remboursée par l’Assurance maladie ?

Il faudra souvent prévoir le plus souvent  une dermolipectimie abdominale, intervention plastique qui consiste à ôter l'excès cutanée et graisseux qui se développe généralement sous la forme d'un tablier abdominal au fur et à mesure de la perte de poids. Ce tablier abdominal est source d'infections cutanées à répétions et entraine un préjudice esthétique incontestable. Il est donc pris en charge par la sécurité sociale après entente préalable. Il en est de même pour les mammoplasties de réduction.

 

Le risque d’une deuxième intervention est-il plus élevé que celui de la première intervention ?

Oui dans le cas de figure le plus fréquent d’un by-pass après échec de l’anneau. Le principe de l’intervention reste identique, mais elle se fait sur des tissus rendus scléreux, c'est à dire épaissis et durcis par l'inflammation chronique provoquée par le contact prolongé de l'estomac avec l'anneau. La cicatrisation se fait donc moins bien et le risque de fistule est plus grand.

 

Quelle est l’efficacité d’une deuxième intervention chirurgicale ?

Elle est moins bonne : la perte de poids est inférieure à une première pour les raisons citées ci-dessus. Le caractère scléreux des tissus rend plus difficile la confection d'une poche néo gastrique  étroite pour une bonne efficacité.

 

Dans le cas où la première intervention a échoué, quelles sont les chances de succès d’une deuxième intervention ?

En cas d'échec d'une gastroplastie ou d'un by-pass, les chances de succès d'une deuxième intervention sont variables mais dans l'ensemble assez faibles sauf si la cause de l'échec de la première intervention est une malfaçon technique (poche gastrique trop importante insuffisamment étroite). Certaines causes d'échec restent inexpliquées.

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