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My surgery: the serial

After several months of investigation, Catherine decided to go for surgery. She also decided to give account of the experience step by step.

 

First episode: alone in front of the mirror

 

catherineWhen I was 20, I weighted 60 kilos for 1,68 meters, rather pretty good. Up to my first pregnancy that didn’t go to well. I lost 10 kilos during the first eight months then I took on 15 in only two months. My boyfriend had dumped me at the same time. I took on work right after giving birth and then started the spiral. I had no time to take care of me between kid and work. Later on I met Pascal, we got married, I had another child. I had kept 10 kilos overweight from my first pregnancy and I gained almost 30 then. When I left the maternity hospital, I weighted myself. I had two more kilos than before birth. The nurse told me it was normal with the breast-feeding. Considering the 4 kilos of my child, waters and placenta, I couldn’t have taken 10 kilos in the breast! I was disgusted. That ‘s when I started with the dieting but without lasting result. Pascal was gone on assignments most of the time. I was alone with the children. I tended to make up for fatigue by eating. Nobody ever told me to watch out for my weight. My mother has got weight problem too and diabetes, or my sister even worse than I. She is always in the weight-watchers thing.

 

Between the end of 2011 and the beginning of 2012, I didn’t feel well at all both physically and mentally. I took on 20 kilos. I realized it had to stop. I’m not good at following diets. I’ll do it for fifteen days and then I’ll quit all of a sudden. I started to look for balanced meals on the web and ended up on a site that told you how fitting were yours and how to correct them. But to eat balanced meals didn’t make me eat less and I didn’t loose weight.

 

Second episode: the decision to consult

 

Surfing on the web here and there I came across a forum where girls tell about their surgery before and after. It frightened me a little because I thought you had to be really desperate to do that. Then reading them I received it all as a full blow. I saw myself, I was like them and had to admit for the first time “Yes, Catherine, you are obese” and not just plump. Thus I calculated my BMI and found it was 40. It struck me and I cried my eyes out. I read the stories of the same small things that spoil my everyday life and had to face the truth. The last thing that really decided me to do something is that one day after bathing I found myself stuck in my tub. I couldn’t get out, my arms where not strong enough to support me. It was so humiliating to imagine calling on somebody to help me out.

 

From then on, I started to read about surgery on the net, what for, how did it go before and after. I happened to talk to a friend of mine who new about the team in Lorient. So I decided to make an appointment. I know myself and I know the way I handle diets. My weak spot is a sweet tooth. In the length I can’t hold it. Is it a life to always have to refrain oneself? I know that with the surgery, they will still be restrictions but helped by technical restriction.

 

Third episode: meeting the surgeon


I went to the appointment with a strong motivation for surgery. I hoped more that he validate it as the right solution for me. Could he tell me that in fact I was not that much overweight like a lot of people keep telling me? LOL!

I expected the surgeon to comfort me in the project on a medical level. And so he did. From what I knew I would not have gone for a gastric band but sleeve or bypass, I didn’t know which and I was waiting to hear it from. I already knew a lot about the health assessment prior to surgery from my browsing on the web on both forums and scientific, medical sites and youtube videos. There is a lot of information to read on the net and the difficulty may be more to select it.

 

Fourth episode: the health assessment


The surgeon sent me first to the nutritionist then other appointments followed. Personally I had never met a psychiatrist or a cardiologist or had a fiberscope inspection. So it was very helpful and confortable to have a team at hand. To search for specialists is sometimes difficult and not an easy step to make besides the fact that they sometimes give you contrary advice.

 

All the way through the assessment, I never thought of giving up the surgery. I was convinced. It has been the opportunity to make a real check up like I had never done before. It just strengthened my motivation. All the warning lights were red: diabetes, high cholesterol, blood pressure, etc. I started to be somewhat anxious about the after surgery. I imagined it would be hard and a big change. I’m a little softie. But I kept telling me that it would be only happiness later on. To go for such a surgery, you have to think positive.

 

Episode 5 : l’opération (juillet 2012) et le séjour en clinique

 

Je suis entrée un jeudi, la veille. J’ai été accueillie par les infirmières qui m’ont menée jusqu’à la chambre. Il y avait déjà quelqu’un, une fille sympa avec qui j’ai discuté et bien rigolé. Elle devait subir la même opération. Ca nous a fait passer le temps. L’infirmière est venue nous donner les consignes : douche Bétadine le soir et le lendemain matin, ôter le vernis à ongle sur les pieds et les mains.  On a eu droit juste à un bouillon. On nous a apporté un médicament pour nous aider à nous détendre pour passer une bonne nuit. Ma compagne de chambre se faisait opérer le matin, moi en début d’après-midi. De toute cette journée avant l’opération jusqu’à mon réveil, je ne garde que peu de souvenirs. Juste des flashes comme l’anesthésiste qui me parle avant l’opération. Je me suis réveillée sans douleur. J’avais la pompe de morphine dans la main au cas où mais je n’ai jamais eu mal. Après mon réveil, le lendemain de l’opération, les infirmières sont passées régulièrement me voir. On m’a demandé de porter des bas de contention. En fait, le plus mauvais souvenir, c’est qu’il faisait très chaud et que je ne pouvais pas me laver. J’ai apprécié plus tard quand une infirmière m’a proposé de me faire une toilette au gant. Le chirurgien et l’anesthésiste sont venus me voir. J’étais sous perfusion avec un antidouleur, du glucose, sodium, phosphore. Et sous monitoring pour la respiration et le rythme cardiaque, la tension. Au fil des heures, j’avais par contre l’impression d’avoir un grand poids sur le ventre. J’ai eu un peu des nausées mais qui étaient liées à une intolérance à l’antidouleur en perfusion. Elles se sont arrêtées avec l’arrêt de ce médicament. Le lendemain de l’opération, j’ai pu me lever, boire de l’eau et du bouillon. Je buvais très doucement par appréhension. Mais tout c’est bien passé. J’ai eu des visites dès le lendemain, amis, famille. Et je suis sortie le lundi en fin de matinée plus vite que je n’imaginais. Mais sans appréhension car finalement je me sentais bien. J’ai quitté la clinique avec des ordonnances pour les pansements, pour des vitamines, un médicament anti-ulcère pour l’estomac, pour des antidouleurs, anti-vomissements, anti-diarrhéiques au cas où et un numéro à joindre à la clinique en cas d’urgence. J’ai aussi reçu des informations du chirurgien sur comment m’alimenter, quoi, en quelle quantité et sous quelle forme et des menus types remis par le nutritionniste.

 

Episode 6 : les premières semaines à la maison

 

Quand je suis rentrée chez moi, j’étais contente de retrouver ma maison. Ma première pensée a été de me préparer un bon repas en suivant les indications des médecins et je me suis fait un bon bouillon avec un peu de fromage râpé dedans puisqu’autorisé. Un régal ! Ca a tout de suite été un apprentissage d’une autre manière de penser ses repas, de les déguster, d’apprécier ce que j’ai dans l’assiette, de vivre les sensations du goût, de la consistance. Au fil des jours, je suis passée d’une alimentation de texture très liquide à une texture de purée. Mais je me suis toujours fait plaisir en suivant mon inspiration et en mangeant des chose qui me faisaient envie. 

 

Les premiers jours, j’y suis allée tranquille. J’ai fait un peu de ménage, regardé un peu la télévision, fait des petites siestes et puis progressivement repris une activité, marché un peu. J’ai eu moins d’appréhension à partir du moment où on m’a retiré les agrafes, dix jours plus tard. A partir de là, je me suis sentie plus libre. La cicatrisation s’est faite tranquillement avec le temps, un bon mois après l’opération. 

 

J’ai revu le chirurgien un mois et demie après l’opération. Un rendez-vous qui a coïncidé avec le durcissement des sutures internes. C’est une petite période à gérer en revenant à une alimentation semi-liquide pour une petite quinzaine car on a plus de mal à avaler.  

 

Deux mois après l’opération, je me sens très bien. Je me suis pesée une fois par semaine, pas plus, comme indiqué. J’ai perdu en moyenne deux à trois kilos par semaine. Donc aujourd’hui 25 kilos. Je ne suis pas fatiguée, en bonne forme, le moral, de l’énergie. Je me sens déjà bien mieux dans ma peau, dans mon corps même si j’ai encore du surpoids. Maintenant je suis en quête d’une activité sportive pour me remuscler le ventre surtout. 

 

Je me suis fait prendre en photos une fois par mois pour pouvoir voir la différence car au jour le jour on se rend peu compte de la différence. De visage, je me suis affinée. Je maigris uniformément, ce qui est bien. Mon ventre a beaucoup diminué. C’est motivant. Il y a du résultat et ça se fait tout seul comparativement à un régime où on est sans arrêt à calculer. Globalement je mange moins et je prends plus le temps. J’ai aussi plaisir à cuisiner. 

 

J’ai repris le travail trois semaines après l’opération. Ca s’est très bien passé.  Côté vie sociale, le fait de me sentir mieux me donne confiance en moi et ça a aussi un effet positif. Je me prends au jeu de tester mon pouvoir de séduction. Mais je sais par les forums où je vais que pour les femmes mariées, ça peut engendrer des difficultés qui vont jusqu’au divorce. Le fait qu’on s’habille soudain différemment, qu’on s’occupe plus de soi ne veut pas pourtant dire qu’on change de caractère. Le fait d’avoir eu un temps d’arrêt pour la préparation, et après l’opération, ça m’a permis de me retrouver. On n’a qu’un corps dans la vie et il faut en prendre soin.  

 

 

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